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1977 – 1990

 

Forte de son expérience lors d'une longue période de transition et d'adaptation, l'ALAT va, au cours de l'année 1977, se réorganiser profondément consacrant la séparation entre les unités chargées de mener le combat et celles destinées à apporter leur aide aux autres armes. L'été voit la création de nouveaux types d'unités. Les GALCA et GALDIV forment quatre régiments d'hélicoptères de combat donnant une priorité à l'hélicoptère armé pour le combat antichar - ils accomplissent aussi les missions de renseignement et de transport logistique, au sein des corps d'armée - et les GALREG sont transformés en groupes d'hélicoptères légers, pour les régions militaires et les corps d'armée. Les quelques avions encore en service ne sont plus utilisés que pour les servitudes dans les GHL.

 

Le régiment d'hélicoptères de combat comprend une escadrille de commandement et des services, une escadrille de soutien et de ravitaillement, deux escadrilles d'hélicoptères légers avec vingt SA 341 Gazelle, trois escadrilles d'hélicoptères antichars avec trente SA 341 Gazelle Hot (remplacées par des SA 342 à partir de février 1980) et deux escadrilles d'hélicoptères de manoeuvre avec vingt-deux Puma.

 

Le groupe d'hélicoptères légers de corps d'armée comprend une escadrille de commandement et des services et trois escadrilles d'hélicoptères légers avec trente appareils.

 

Le GHL de Zone de Défense regroupe une escadrille de commandement et des services et deux escadrilles d'hélicoptères légers avec vingt appareils.

 

Un cinquième RHC est créé en Allemagne dans le courant de l'été 1978.

 

En 1979, chaque corps d'armée dispose d'un COMALCA qui prépare et coordonne l'action des groupements aéromobiles. Contrairement à l'Armée de l'Air ou à l'Aéronavale, l'ALAT n'a pas les moyens d'avoir la même organisation en temps de paix qu'en temps de guerre. Aussi ce sont les aéronefs en service dans les écoles qui compléteraient, à la mobilisation, les dotations théoriques dans ses unités. Son organisation est alors la suivante:

COMALCA 1/6e Région Militaire à Metz:  11e GHL à Nancy, 1er RHC à Phalsbourg et 3e RHC à Etain;

 

COMALCA 2/FFA à Baden-Oos:  12e GHL à Trèves, 2e RHC à Friedrischafen et Fribourg, 4e RHC créé par EA/ALAT;

 

COMALCA 3/1re RM à Saint-Germain-en-Laye:  13e GHL aux Mureaux (une seule escadrille, la 2e étant celle de l'EMAT qui lui est rattachée), 6e RHC à Compiègne (trois escadrilles au lieu de sept);

 

RESERVE GENERALE: 5e RHC à Pau adapté à la 11e DP.

 

ZONES DE DEFENSE: 2e GHL à Lille, 3e GHL à Rennes, 4e GHL à Bordeaux, 5e GHL à Lyon avec détachements à Grenoble et Gap.

 

LES ESCADRILLES DES ECOLES D'APPLICATION: EAA à Draguignan, EAI à Montpellier et EAABC à Saumur.

 

L'escadrille de la 1re Armée à Baden.

 

En août 1983, l'ALAT est engagée dans l'opération interarmées "Manta", au Tchad. Elle y consent un effort particulièrement important et déploie plus d'une trentaine d'appareils prélevés dans les RHC.

 

Au même moment, à Nancy, une Brigade Aéromobile Expérimentale, est mise sur pied. Elle englobe trois régiments: le 1er Régiment d'Infanterie de Sarrebourg et les 1er et 3e Régiments d'Hélicoptères de Combat de Phalsbourg et d'Etain. Sa mission est de rechercher un effet tactique à un niveau supérieur à celui du corps d'armée et répond au besoin de préparer une grande unité aéromobile à vocation antichar.

 

Cette expérience, riche d'enseignements, amène la création, toujours à Nancy, le 1er juillet 1985, de la 4e DAM qui englobe trois régiments d'hélicoptères de combat (1er, 3e et 5e RHC), un régiment de combat aéromobile (1er RI) et un régiment de commandement et de soutien (4e RHCMS). Intégrée à la Force d'Action Rapide, elle est faite pour frapper fort, vite et loin. Axée uniquement sur la lutte antichars avec un regroupement des capacités permettant une frappe plus puissante, elle est capable d'une action rapide et d'un retrait immédiat pour pouvoir intervenir plus loin. Ses moyens de transport sont regroupés pour acheminer 1er RI avec ses missiles Milan. Un sixième RHC est alors créé pour les besoins du 1er Corps d'Armée.

 

A cette occasion les structures des RHC sont modifiée. Ceux de la DAM comprennent une escadrille de commandement et des services, une escadrille de soutien et de ravitaillement, une escadrille d'hélicoptères légers de reconnaissance avec neuf SA 341 équipés de lunettes grossissantes Athos, une escadrille d'hélicoptères d'appui-protection avec dix SA 341 canon, trois escadrilles d'hélicoptères antichars avec trente SA 342M et une escadrille d'hélicoptères de manoeuvre avec dix Puma. Ceux de corps d'armée comprennent une escadrille de commandement et des services, une escadrille de soutien et de ravitaillement, une escadrille d'hélicoptères légers avec dix appareils, une d'appui-protection avec dix SA 341 canon, deux escadrilles d'hélicoptères antichars avec seize SA 341 Hot ou SA 342M et une escadrille d'hélicoptères de manoeuvre avec huit Puma.

 

L'ALAT s'articule maintenant de la manière suivante:

4e DAM à Nancy: 1er RHC à Phalsbourg, 3e RHC à Etain, 5e RHC à Pau, 4e RHCMS à Nancy et 1er RI à Sarrebourg.

 

1er CA à Metz: 7e RHC à Nancy et le 11e GHL à créer à la mobilisation.

 

2e CA à Baden: 2e RHC à Friedrichshafen, 12e GHL à Trèves et l'EL de la 1re Armée à Baden.

 

3e CA à Lille: 6e RHC à Compiègne et le 13e GHL à créer à la mobilisation.

 

GHL de Zone de Défense: 1er GHL aux Mureaux, 2e GHL à créer à la mobilisation, 3e GHL à Rennes, 4e GHL à Bordeaux, 5e GHL à Lyon avec détachements à Grenoble et Gap et le 6e GHL à créer à la mobilisation.

 

A la dissolution du 1er Corps d'Armée, le 1er juillet 1990, le 7e RHC devient régiment de réserve générale chargé de former le 6e GHL.

 

Outre-mer, l'ALAT déploie quatre détachements de Puma, un permanent à Djibouti et trois temporaires, au Tchad, en République Centrafricaine et en Nouvelle-Calédonie.

 

Cette période ne voit pas, comme lors de la précédente, l'apparition de nouveaux modèles de matériel volant, hormis des versions modernisées des Gazelle et Puma. Tout l'effort porte principalement sur les dispositifs électroniques d'aide à la navigation et au combat. Citons entres autres le radar de guidage Spartiate, les jumelles de vision nocturnes, le radar de navigation NADIR, le dispositif de visée de nuit "Viviane" pour système Hot 2, le radar Orchidée pour observation de zone afin de détecter les hélicoptères ennemis à basse et très basse altitude. Pour l'armement, le missile air-air Mistral à courte portée va renforcer les EHAP équipées avec le canon de 20mm de trop faible calibre et trop courte portée (1200 mètres).

 

Parallèlement, de nouveaux types d'aéronefs sont étudiés. L'évolution prévisible de l'ALAT tend vers un besoin d'hélicoptères d'appui et de protection pour les hélicoptères de manoeuvre et ceux de lutte antichar, contre les appareils adverses dans un combat air-air. le programme multinational Tigre HAC-HAP, destiné au remplacement des Gazelle, vise ce créneau.

 

La création de la DAM a aussi fait apparaître le besoin croissant d'hélicoptères de manoeuvre pour assurer une puissante logistique aéromobile et les évacuations sanitaires. Le projet européen du futur hélicoptère cargo TTH 90 correspond à ces caractéristiques. Son acquisition est prévue, au début, pour remplacer les Puma entre 1995 et 2005. Entre temps, pour assurer la soudure, des AS 355 Ecureuil biturbines vont se substituer aux Puma à l'EA/ALAT du Luc, pour la formation IFR, libérant ainsi des appareils qui permettront de faire durer le parc quelques années supplémentaires. En fait, le NH-90 n'entrera en service qu'en 2010.

 

 

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