
Centre d'Expérimentation de Nuit
Cours de vol de Nuit
Le 1er octobre 1975, le centre d'expérimentation de nuit est créé, au sein de l'EA.ALAT
du Cannet-
La première expérimentation a porté sur le vol de nuit avec un système FLIR ("Forward
Looking InfraRed", détection par imagerie infrarouge) d'origine américaine, puis
sur l'évaluation de toutes les jumelles à intensification de lumière présentes sur
le marché : ANPVS 5 (Etats-
Avec l'arrivée d'un lot de JVN de 3e génération ANVIS, la mission du CEN consiste à aider Thomson à développer une version nationale en 3G. Ce fut un échec de développement, même si certains modèles étaient exceptionnels.
L'autre mission du centre est, bien sûr, de concevoir et de commencer la formation au pilotage avec JVN pour l'ensemble des pilotes de l'ALAT avec priorité pour les pilotes de Puma dont les missions normales sont reproductibles de nuit.
Les moyens aériens constituent un parc de trois SA341 Gazelle, avec double horizon,
IFF, radio-
De 1979 à 1981, la seconde phase d'expérimentation se poursuit au Luc sur le plan technique et sur le plan opérationnel au sein de deux escadrilles créées pour la circonstance, une à Nancy, au 11e GHL, sur Gazelle et l'autre à Pau, au 5e RHC, sur Puma. Les recherches s'orientent sur quatre axes :
– la mise au point de déplacements de nuit, isolés ou en formation, en zone amie;
– la réalisation de transport sur zone non tenue, avec saisies des points clés;
– la constitution de barrage antichar de nuit, avec tir de missile depuis des hélicoptères d'attaque;
– la réalisation de coup de main en arrière de la zone ennemie.
De 1981 à 1984, le centre travaille sur la définition d'une future JVN française. Les maquettes volent, entre autre, au profit de vols d'information d'officiers stagiaires de passage à l'Ecole, offrant ainsi un excellent retour d'expérience. Ces maquettes fonctionnelles ont donné une fois industrialisées les OB56 de Sopelem.
La formation des premiers stagiaires débute en 1985, le CEN se transforme alors en cours vol de nuit (CVN), laissant peu de place à des expérimentations complémentaires, principalement sur des éclairages compatibles.
Remerciements : Georges Chican, Guy Roehrig.

